Les contretemps de l’espoir*
Nous y voilà donc en ce printemps de toutes les musiques, de toutes les envolées, de tous les contretemps ! Oui ! Nous entendons de loin, très loin la folle clameur des révoltéEs qui arrivent, quelle bonne nouvelle, avec le dégel ! Et, dans la mesure de nos forces, nous nous joindrons physiquement à eux pour envoyer de multiples pieds de nez aux bien-pensants qui se demandent encore et toujours comment rendre ce monde meilleur alors que tout est si simple, tellement simple? Ils n’auraient qu’à prendre le temps d’un regard, même furtif, lancé sur une rivière qui, emportée par cette fougue printanière alors même que s’attardent encore quelques pans de neige sur ses rives, sort enfin en trombe, fulminante de vie et de sons, de ce si long sommeil hivernal pour comprendre? Mais, c’est qu’ils ne veulent pas comprendre, pas entendre. Ils sont fermés à tout, surtout à nous qui rêvons encore ! Ha ! Nous descendrons une fois de plus dans la rue, parmi nos amiEs de toutes les luttes pour leur montrer que notre silence ne s’achète pas, que, nous, nous n’oublierons jamais leurs saloperies de désâmés ! JAMAIS ! La vie est trop précieuse, trop importante pour abdiquer ! Nous ne voulons point sombrer dans la démence préfabriquée de cette époque prémâchée, artificielle où ceux et celles qui virevoltent au gré du vent, le printemps venu, sont consignés à résidence et, de surcroît, surmédicamentés ! NON, CAR L’AMOUR NOUS HABITE, LA PASSION DE TOUT CHANGER, TOUT RÉVOLUTIONNER !
Et pour ce faire, peut-être une nouvelle fois compter sur vous, physiquement ou non !
Car, c’est certain, nous vaincrons !
Jeff
* J’ai pris la liberté ici de m’inspirer du grand Richard Desjardins.
Invitation : Grande Manifestation en Front commun le samedi 20 mars 2010 (Montréal)
Près de 475 000 salariéEs du secteur public et parapublic se sont fait offrir lors du dernier dépôt patronal des conditions qui assureraient leur appauvrissement en dollars constants (5 % sur 5 ans). De surcroît, plusieurs corps professionnels devraient se plier à des exigences patronales ne respectant même pas le Code du travail québécois? Par exemple, les nouveaux professeurs dans les cégeps pourraient être mis à la porte arbitrairement par leur direction, et ce, même s’ils auraient plus de deux ans d’ancienneté et d’expérience. Un peu comme le font les exploiteurs de tous les continents, de toutes les terres.
Et puis? Je me battrai cette journée-là dans une perspective nationale, voire mondiale. Le syndicalisme, c’est important pour moi, viser de meilleures conditions non seulement pour nous-mêmes, mais pour l’ensemble de la population. Les profs, les infirmières et tant d’autres crient leur détresse, leur passion, mais surtout leur rêve d’une société réformée, nouvelle, nécessairement meilleure? Je me joindrai à eux ! Point d’orgue, point final !
http://www.sisp.qc.net/sites/1677/documents/nego2010/20mars10w-tract-fr.pdf
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